vendredi 6 mai 2016

Sail along these waves.

Dernières lectures.

Bienvenue à Night Vale est, tout comme le podcast duquel il est inspiré, un véritable ovni. Pas besoin d'avoir écouté un seul épisode de ce dernier cependant, même si vous familiariser avec l'univers pour le moins particulier de Night Vale peut-être une bonne chose histoire de savoir à quoi vous attendre.
Une chose est sûre, si vous avez du mal avec l'absurde ce livre n'est peut-être pas pour vous... On y suit Jackie et Diane ; l'une a 19 ans depuis déjà pas mal d'années, l'autre a un fils qui change d'apparence constamment et avec lequel elle ne sait pas toujours bien comment communiquer. Leur vie est totalement rocambolesque, elles en sont conscientes mais c'est aussi ce qui fait la normalité à Night Vale. Elles se laissent toutes les deux entraîner par une quête différente qui fini par totalement les obséder et par, on s'en doute, les mener au même endroit.
Finalement je serais tentée de dire que l'histoire n'a pas tant d'importance que ça, c'est la plongée dans l'ambiance si particulière et étrange de cette ville au milieu du désert qui constitue toute l'expérience. En tout cas de mon côté j'en ai adoré chaque page !


Ayant déjà lu du Poppy Z. Brite (Âmes Perdues, qui fait partie de mes livres favoris), je savais en me lançant dans Le Corps Exquis que ce roman n'est pas à mettre entre toutes les mains. Violences physiques, nécrophilie, nécrophagie... à peu près tout ce que vous pouvez imaginer en terme de trigger warning se trouve dans cette histoire.
Le plus troublant là-dedans, c'est qu'on pourrait facilement qualifier cette histoire d'histoire d'amour. A l'époque où le SIDA fait des ravages aux US et ailleurs, on y suit entre autres deux serial killers qui n'ont semble-t-il pas de limite dans leur perversion. Le coup de maître c'est qu'on se surprend à s'en faire pour eux, à presque vouloir qu'ils s'en sortent.
Et puis il y a les autres personnages. Luke et Tran et leur histoire qui, si elle n'est pas (trop) pavée de cadavres, n'en reste pas moins torturée. Et l'air de tragédie qui s'élève quand ils font la  rencontre d'Andrew et Jay, nos deux serial killers.
Si vous avez le coeur et l'estomac bien accroché, je ne peux que vous conseiller de vous lancer dans Le Corps Exquis, et peut-être que comme pour moi les mots de Brite vous donnerons envie d'aller faire un tour à la Nouvelle-Orléans.


Le Voleur de Corps est le quatrième tome des Chroniques des Vampires. (tiens, encore la Nouvelle-Orléans !) Après la richesse et le voyage à travers les âges qu'est La Reine des Damnés je me demandais bien ce qu'Anne Rice allait avoir en stock pour la suite. On y retrouve Lestat - forcément - dans une aventure un peu plus légère qu'à l'accoutumée si je puis dire. Ici point de découverte d'une dynastie entière de vampires mais la rencontre avec, comme le titre l'indique, un voleur de corps... tout un programme.
Je ne vais pas entrer trop dans l'intrigue parce que j'aurais peur d'en dire trop : en effet le seul point faible de ce tome c'est qu'il est un peu prévisible, et du coup parfois un peu longuet. Les longueurs ont cependant ce côté plaisir coupable puisque comme c'est Lestat qui narre l'histoire, elles ne sont autres que ses épanchements d'émotions et autres tripotages de nombril qui font qu'on adore ce personnage...
Pas le meilleur de la saga jusque là pour moi, mais toujours un plaisir à lire.