jeudi 26 février 2015

We are all just ghosts of the people we thought we'd be by now.

J'ai cette sensation d'étouffer à chaque fois que je me retrouve entre les murs qui me procuraient un sentiment de sécurité autrefois. Après quelques jours chez mes parents, la seule chose que j'attends avec impatience c'est de partir. Ayant gagné d'un coup beaucoup d'indépendance il y a quelques années, c'est toujours un retour brutal en arrière que de me retrouver dans la maison qui m'a vue grandir, soumise à ses règles et à l'interraction sociale constante. La vie a fait que mon père n'a pas eu une existence facile et, dans le même temps, que nos relations n'ont pas évolué comme on s'attend à ce que des relations père-fille évoluent. Aujourd'hui, cet espèce d'espoir aveugle qu'il place en moi me paralyse et me retrouver seule avec lui me met mal à l'aise. J'en viens parfois à regretter ses jours d'apathie, même si je ne souhaite évidemment pas leur retour. Je parle peu de lui parce que je ne souhaite pas l'accabler, malgré ça je ne pense pas un jour pouvoir lui pardonner totalement le passé.
Bref. La vision de la gare me soulage, le train démarre et je respire à nouveau. Jusqu'à ce que mon village me manque et que tout recommence.

Si quelqu'un sait d'où vient cette image, ça m'intéresse !

lundi 16 février 2015

In my black wings enfolding you.

 Life update.

001. Le concert d'Eluveitie était magique. Je mesure la chance que j'ai eu de pouvoir les voir 2 fois en 3 mois alors que j'ai attendu des années cette occasion. La première fois à Lyon était géniale, cette fois l'était encore plus. 
Bon déjà j'étais mieux placée : on dira ce qu'on veut mais dans une fosse je préfère mille fois être quelques rangs de plus en arrière mais au milieu, que presque devant mais sur un côté. (cela dit j'ai fini assez vite au 2ème rang, merci les pogos) J'avais également beaucoup d'espoir de voir sur la setlist mes deux chansons préférées du groupe, à savoir Alesia et Quoth The Raven, auxquelles nous n'avions pas eu droit à Lyon en novembre mais qui avaient été jouées 3 jours plus tôt au Portugal. Ils les ont effectivement jouées toutes les deux et mes aïeux, laissez-moi vous dire que c'était beau ♥ La voix d'Anna est puissante sur les versions studio mais elle prend une tout autre dimension en live (et l'entendre growler à quelques mètres de vous ça fait quelque chose, tellement que je n'ai juste pas pu retenir mes larmes à ce moment).
Maintenant je veux vraiment les voir faire une tournée acoustique !


002. Je vais écrire un livre. Yup. Dire que c'est quelque chose que je veux faire depuis longtemps serait un euphémisme. Petite, j'écrivais en permanence des tas d'histoires farfelues. Pendant mon année de seconde il y a eu cette prof de français qui avait tellement aimé une de mes nouvelles qu'elle l'avait lue devant la classe ainsi qu'à d'autres profs. C'est une de mes fiertés et ça me réchauffe encore le cœur d'y penser aujourd'hui. J'aime écrire depuis toujours, et là j'ai décidé de m'y remettre.
Ce roman, c'est encore un vague projet. J'en parle ici maintenant pour me motiver, pour m'inciter à y réfléchir régulièrement. J'ai déjà une très vague idée de la trame de l'histoire mais il y a encore tout à faire. Ce que je sais c'est que j'ai envie de pouvoir un jour regarder en arrière et me dire que c'est quelque chose que j'ai accompli. 


003. Si je pouvais revenir dans le temps et me retrouver face à mon moi d'une douzaine d'année à qui on disait "Oh mais tu as tout ton temps pour trouver ce que tu veux faire plus tard !" je me secourais bien fort en répétant que non, c'était à ce moment là qu'il fallait que je me trouve une passion et que je cultive mes intérêts (cette phrase est complètement décousue). Je pense qu'à cette époque je ne m'imaginais vraiment pas être rendue à ma troisième année de licence en ayant toujours aucune idée de ce que j'allais bien pouvoir faire de ma vie. 
Oui vous l'avez compris, je me prends encore la tête avec mon orientation. Humpf.
J'avais prévu de prendre une année sabbatique hors du système scolaire et me trouver un job alimentaire le temps de choisir une formation qui me botte et en finir avec les cours. J'ai peur que ce soit irréaliste cependant, je ne suis vraiment pas sure d'arriver à me remettre à étudier après une si longue pause (sous condition que je trouve un travail pendant ce temps, en plus).
Bref, j'ai plus ou moins laissé tombé l'idée et ai recommencé à éplucher les formations disponibles. J'ai trouvé deux BTS susceptibles de me plaire, celui qui me branche le plus étant dans une école privée qui demande 5000€ par an. Rien que ça. Sérieusement QUI peut se permettre de débourser des sommes pareilles comme ça du jour au lendemain? Je n'ai pas encore écarté la possibilité complètement mais bon... ugh. La deuxième option est un choix que j'avais déjà envisagé l'année dernière puis écarté à cause du prix (1000€ par an, maintenant ça me parait dérisoire à côté hein forcément).
Je vais me renseigner sur les deux et qui vivra verra.

Les photos sont toutes les miennes, merci de les laisser où elles sont. xx

lundi 9 février 2015

He said that there is no such thing as forgiveness, that people just have short memories.

Dernièrement sur mon écran.


Ce gif était sur mon tumblr depuis un long moment, bizarrement je n'avais jamais cherché son origine. Quand la curiosité m'a enfin frappée j'ai découvert qu'il est tiré du film August: Osage County. C'est un drame qui voit se réunir les membres d'une famille éparpillés aux quatre coins des États-Unis dans la maison familiale en Oklahoma, suite à la disparition mystérieuse du père. Les vieilles rancœurs sont remises à jour et les personnalités des trois sœurs, qui ont chacune des vies bien différentes, et de leur mère s'entrechoquent.
J'ai adoré ce film pour son ambiance déjà, la lourdeur de l'été à Osage County transparait à travers les images et on est directement transporté dans les plaines du sud. Le cynisme et la violence des interactions entre les personnages monte crescendo tout au long du film, ponctués par moments d'un humour teinté lui aussi de ressentiment.
Je ne sais pas si c'est parce que j'ai moi-même une approche particulière des relations familiales (enfin je n'en suis pas au point de ce film je vous rassure hein) mais j'ai trouvé que l'ensemble sonnait particulièrement vrai. La grosse surprise c'était l'apparition de Benedict Cumberbatch en plein milieu du film, je n'avais pas regardé le cast et n'avait aucune idée qu'il y avait un rôle ! Son personnage apporte une touche de naïveté dans cette atmosphère assez dure.


J'ai ensuite vu Málmhaus (Metalhead). Quand je suis tombée sur l'affiche, il y a plus d'un an maintenant, j'étais complètement emballée par l'idée : dit comme ça, un film islandais sur une metalleuse, ça n'annonce que du bien... Vous vous en doutez peut-être j'ai assez vite déchanté en me posant devant la bête.
Donc on fait vite la connaissance de Hera et de sa famille. Suite à la mort violente de son frère, Hera ne parvient pas à faire son deuil et à vivre sa vie. Elle se plonge dans la musique - le metal, la seule chose qui la motive et la passionne.
Bon déjà, là, premier problème. Les metalleux sont forcément des gens qui ont vécu un truc horrible. What? Ok passe encore. Deuxième problème : quasiment dix ans plus tard, la meuf ne s'est toujours pas remise de la mort de son frère... je ne dis pas que c'est facile mais à voir son attitude on dirait qu'il est mort la semaine passée. Sérieusement je voulais vraiment me sentir désolée pour elle mais au final j'avais juste envie de lui mettre de grosses baffes. La trve rebelz attitude ça va bien deux minutes mais à ce que j'ai compris elle approche de la vingtaine quand même... Ensuite on enchaîne cliché sur cliché, que je ne peux pas vraiment détailler au risque de vous spoiler mais AU SECOURS quoi. (mention spéciale au curé qui m'a rappelé celui de La vie est un long fleuve tranquille lorsqu'il chante Jésus Revient (ce qui n'est pas vraiment positif niveau crédibilité)) J'ai vraiment dû m'accrocher pour réussir à terminer le visionnage.


Et pour finir, c'est Stonehearst Asylum qui a capté mon attention, motivée cette fois par la présence de Kate Beckinsale donc je suis amoureuse depuis que j'ai vu le premier Underworld. Le film est basé sur une nouvelle d'Edgar Allan Poe (que je n'ai pas lue donc je ne saurais pas dire si elle est bien restranscrite à l'écran). En lisant le synopsis je m'attendais à un film plutôt orienté vers l'horreur, allociné le qualifie en fait de thriller et en effet il n'y a pas vraiment d'éléments d'horrifiques dans ce film.
On y suit un jeune médecin fraichement diplômé qui a trouvé une place dans l'asile pour aliénés de Stonehearst. Il y rencontre le professeur Sylas Lamb (joué par Ben Kingsley, qui tenait déjà un rôle similaire dans Shutter Island !) qui lui présente les lieux. Forcément, il se rend vite compte que quelque chose cloche dans la façon dont l'établissement est géré...
Bon déjà il faut savoir que je suis amoureuse de l'Angleterre victorienne et de son esthétique, donc sur ce point là c'était tout bon pour moi. J'ai aussi une grande affection pour les histoires à base d'hopitaux psychiatriques (ce n'est pas pour rien que ma saison d'AHS préférée EVER reste la 2ème).
J'ai lu quelques critiques reprochant au scénario son manque d'inventivité, je ne suis absolument pas d'accord. Certes certains retournements de situation sont un peu attendus (surtout si vous faites comme moi l'erreur de lire le synopsis d'allociné qui gâche complètement la surprise principale - abstenez-vous, donc. C'est d'ailleurs encore pire pour le trailer qui révèle TOUT, idem évitez-le) mais ça n'a absolument pas entaché mon plaisir, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Le tout tient très bien la route, je n'avais d'ailleurs pas du tout vu venir le plot twist de la fin.
Les acteurs sont brillants et attachants, j'ai d'ailleurs trouvé que Kate Beckinsale nous y montrait un jeu bien plus intéressant que dans les Underworld. (Et on retrouve aussi David Thewlis - Remus Lupin !) Bref, un film que je conseille !

samedi 7 février 2015

Maybe you're the same as me, we see things they'll never see.

Aujourd'hui je me consacre à un tag trouvé sur le blog de Tristelune il y a un petit moment déjà. Une liste de sentiments est proposée, le but est d'associer à chacun une chanson différente.

Amour :
Dagoba -- Cancer

Courage :
Trivium -- Capsizing the Sea + In Waves

Regret :
Seether ft. Amy Lee -- Broken

Fierté :
 In This Moment -- Sex Metal Barbie

Tristesse :
Marilyn Manson -- The Speed of Pain

Amitié :
Indochine -- Manifesto

Peur :
Eths -- Rythmique de la Bête

Quiétude :
Gojira -- Born in Winter

Désespoir :
In Flames -- The Chosen Pessimist

Bonheur :
Woods of Ypres -- Adora Vivos

Colère :
Evanescence -- Thoughtless (reprise de Korn)

Réconfort :
Fear Factory -- Dog Day Sunrise

Mélancolie :
Dimmu Borgir -- Sorgens Kammer

Nostalgie :
Tuomas Holopainen -- A Lifetime Of Adventure

Liberté :
Nightwish -- Moondance

Impuissance :
Triptykon -- My Pain

Douceur :
Nightwish -- The Islander

Envie :
Rotting Christ -- Χ Ξ Σ


Honnêtement j'ai trouvé que c'était un exercice assez difficile et il m'a fallu plusieurs jours pour compléter la liste. Pour certaines émotions la réponse m'a semblé évidente (amour, amitié ou désespoir notamment), mais pour d'autres il m'a vraiment fallu fouiner dans ma playlist (la peur ou l'impuissance par exemple... ce ne sont pas des émotions que j'ai l'habitude d'associer à de la musique.)
En tout cas je ne peux que vus encourager à remplir ce petit défi, et à me laisser les liens vers vos articles, je suis curieuse de voir d'autres associations !
xx

lundi 2 février 2015

Curry de pois chiches et champignons au lait de coco

Oui oui, vous avez bien lu le titre. Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui je vous présente une recette de cuisine. Il faut savoir que la bouffe c'est un peu ma grande passion dans la vie, et contrairement à ce à quoi s'attendent certainement une majorité des gens je m'amuse mille fois plus quand je cuisine depuis que je suis devenue végé. J'ai découvert des tas de saveurs et appris à aimer des choses que je détestais. La recette que je vous allez découvrir en est un parfait exemple puisqu'elle contient trois choses que j'aurais catégoriquement refusé de manger il n'y a pas si longtemps : le curry, le lait de coco et les pois chiches.
(Je préfère vous prévenir c'est loin d'être une recette de dingue hein ! C'est simple à faire et super bon, c'est tout ce que je demande.)


• On commence par faire cuire les pois chiches dans un (très) grand volume d'eau. En ~ 40 min ça devrait être bon.
• Dans une grande poêle on fait revenir l'oignon dans de l'huile d'olive. Puis on ajoute les champignons coupés en morceaux. (et on pense à saler et poivrer. J'assaisonne uniquement les champignons à ce moment là parce que je sale très peu en général, mais faites comme vous aimez évidemment)
• Quand ils sont cuits on saupoudre du curry sur toute la poêle avant d'ajouter le lait de coco. On mélange bien le tout et on laisse cuire quelques minutes.
• Enfin on rajoute les pois chiches cuits dans la poêle, et on mélange. Vous pouvez rajouter du lait de coco si vous trouvez que ça manque de sauce ou du curry si le goût n'est pas assez prononcé.
• On laisse encore cuire quelques minutes et c'est prêt !


Et voilà ! C'était la première fois de ma vie que je cuisinais avec du lait de coco, oui oui, et ben c'était super bon. Accompagné de riz ça serait une petit tuerie mais j'avais trop faim et pas la patience d'en faire cuire haha. Si vous faites la recette (ou l'avez déjà faite, après tout ce n'est pas non plus d'une inventivité folle) venez donc me dire ce que vous en avez pensé ! xx